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Le Solowheel, le monocycle électrique

Il faut d'abord poser un pied, bien caler son mollet contre l'engin avant de poser le deuxième en s'élançant et, surtout, ne pas oublier de se tenir à n'importe quel point fixe pour éviter la chute. Les premiers tours de roues en Solowheel sont souvent acrobatiques, mais, à la différence du roller ou du vélo, très rarement douloureux. On se retrouve un peu crispé, comme un skieur niveau « piou-piou » prêt à dévaler sa première piste verte, les genoux collés l'un à l'autre et l'équilibre incertain.

Pas un passant ne reste de marbre

Les premières appréhensions naturelles passées — pas de guidon comme sur un Segway —, on se retrouve au final pas si mauvais que ça. Il ne faut que quelques dizaines de secondes pour comprendre la gestion de l'assiette qu'offre le Solowheel. Impossible de basculer d'avant en arrière, l'électronique gère à merveille. Toute l'astuce consiste à doser la pression latérale exercée par ses mollets sur l'appareil pour, une fois lancé, s'orienter vers la droite ou à gauche. Un léger mouvement du corps vers l'avant et, à quelque 5 petits km/h, nous voilà dans la peau d'un « Solowheeler ». En un quart d'heure, on réussit tout de même à parcourir entre 4 et 8 m sur le bitume bien lisse d'un trottoir. Seules les premières douleurs musculaires dans l'intérieur des cuisses, et l'appui prolongé de l'appareil sur des mollets un peu tétanisés, nous font rendre les armes, navré tout de même d'avoir à stopper une expérience si prometteuse.

« Il faut quand même une bonne heure, idéalement sectionnée en quatre parts égales, pour commencer à se sentir à l'aise et assurer une bonne ligne droite », explique Vincent Bourdeau, l'importateur de l'engin en France. Lui, après un millier de kilomètres parcourus, se montre d'une aisance déconcertante.

Dans les allées du jardin du Luxembourg, qu'il a choisi pour une courte démonstration, il file et virevolte les mains dans les poches sur son monocycle.
Pas un passant ne reste de marbre. Tous, bouche entrouverte et sourcils levés, s'interrogent sur la magie qui permet à ce drôle d'engin d'évoluer aussi facilement. Contrairement à une trottinette, la roue à pneu du Solowheel n'a aucun mal à rouler sur un chemin terreux, mais butte par contre sur la marche un peu haute d'un trottoir. Mais, là encore, un peu d'entraînement permet de s'affranchir de ce genre d'obstacle. D'un geste leste, il suffit d'attraper la poignée, de soulever l'engin pour s'y réinstaller et reprendre sa route… Magique!


Source: LeParisien.fr


Pour plus d'information: le site de Solowheel



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