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19 nouveaux sites ont été ajoutés sur la Liste du patrimoine mondial

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Nouveaux biens inscrits - 2013

Réuni à sa 37e session du 16 au 27 juin 2013 au Cambodge, le Comité du patrimoine mondial inscrira des nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial.

Les sites culturels suivants ont été inscrits

Bergpark Wilhelmshohe

Allemagne

© Nik Barlo jr. Allemagne

Descendant la longue pente d’une colline couronnée par la statue géante d’Hercule, les jeux d’eau monumentaux de Wilhelmshöhe furent créés à partir de 1689 par le landgrave Charles de Hesse-Cassel autour d’un axe est-ouest. D’autres éléments ont été apportés par la suite. Des réservoirs et canaux aménagés derrière le monument d’Hercule apportent l’eau au système complexe de dispositifs hydropneumatiques alimentant le vaste théâtre d’eau baroque du site, sa grotte, ses fontaines et sa grande cascade de 350 mètres de long. Outre cet ensemble, les lignes sinueuses de canaux et voies d’eau artificielles traversent cet axe, en alimentant une série de chutes d’eau spectaculaires et de rapides tumultueux, la grande fontaine et son geyser jaillissant à une hauteur de 50 mètres, le lac et les bassins isolés qui animent le jardin romantique créé au 18e siècle par l’arrière-petit-fils de Charles, l’électeur Guillaume Ier. La grande taille du parc et de ses jeux d’eau, ainsi que l’imposante statue d’Hercule, constitue une expression du pouvoir absolu en Europe et l’ensemble témoigne des conceptions esthétiques des périodes baroque et romantique.

Centre historique d’Agadez
Niger

© Agadez 13 © CRAterre AM


Considérée comme la « porte du désert », la cité d’Agadez, sur les franges sud-est du désert du Sahara, remonte aux 15e et 16e siècles. Le sultanat de l’Aïr s’y installe à cette époque ; il favorise le regroupement de tribus touarègues tout en respectant les anciens campements, ce qui conduit à une trame viaire originale et toujours respectée. Le centre historique, importante étape du commerce caravanier, est divisé en onze quartiers aux formes irrégulières. Ils abritent de nombreuses habitations en terre (banco) et un ensemble palatial et religieux bien conservé,  avec notamment un minaret d’adobe de 27 mètres qui est le plus haut jamais construit en terre crue. Le site a développé jusqu’à aujourd’hui sa tradition culturelle, commerciale et artisanale et il offre des exemples particulièrement sophistiqués d’architecture en terre.

Cité antique de Chersonèse Taurique et sa chôra
Ukraine

© Tauric Chersonese National Preserve

Il s’agit des vestiges d’une cité fondée au 5e siècle avant J-C par les Doriens sur les côtes nord de la Mer noire. Le site comprend six parties correspondant aux vestiges de la cité et à l’arrière-pays agricole divisé en plusieurs centaines de chôra, des parcelles rectangulaires de taille égale. Dans ces parcelles se pratiquaient une viticulture dont la production était exportée par la ville. Ce commerce a perduré jusqu’au 15e siècle. Le site comprend plusieurs bâtiments publics, des quartiers résidentiels, ainsi que des monuments chrétiens du début du christianisme, des restes d’établissements de l’âge de pierre et de l’âge du bronze, des fortifications romaines et médiévales, des systèmes d’alimentation en eau et des exemples très bien préservés de culture de la vigne et de murs de séparation. Au 3e siècle avant J-C, l’endroit était considéré comme le plus productif centre viticole de la Mer noire et il est longtemps resté un nœud commercial entre les empires grec, romain, byzantin et les populations du nord de la Mer noire. Il s’agit d’un exemple remarquable d’organisation démocratique des terres associé à une polis antique, reflétant l’organisation sociale au sein de la cité.

Forts de colline du Rajasthan
Inde

© DRONAH


Ce bien en série, situé dans l’Etat du Rajasthan, comprend six forts majestueux à Chittorgarh, Kumbhalgarh; Sawai Madhopur; Jhalawar; Jaipur et Jaisalmer. L’architecture éclectique des fortifications, dont certaines font jusqu’à vingt kilomètres de circonférence,  témoigne du pouvoir des Etats princiers rajput qui se sont épanouis entre le 8e et le 19e siècle. A l’intérieur des murs d’enceinte, se trouvent des établissements urbains, des palais, des centres marchands et autres édifices comme des temples dont certains sont antérieurs aux fortifications  au sein desquelles s’est développée une culture de cour qui a favorisé les arts et de la musique. Certains des établissements urbains se trouvant à l’intérieur des fortifications ont survécu, de même que de nombreux temples et édifices sacrés. Les fortifications, qui suivent les propriétés défensives naturelles du paysage –collines, rivière, forêts, et désert-, sont équipées de structures de collecte de l’eau, dont beaucoup sont encore utilisées aujourd’hui.

Fujisan, lieu sacré et source d'inspiration artistique
Japon

© Policy Planning Office, Minobu Town

La beauté de ce volcan solitaire, souvent couronné de neige, s’élevant au-dessus de villages, de la mer et de lacs bordés d’arbres, a inspiré artistes et poètes. Il s’agit d’un lieu de pèlerinage depuis des siècles. Le Mont Fuji (3 776 mètres) figure dans l’art japonais dès le 9e siècle mais sa représentation au 19e siècle via les estampes sur bois en a fait un symbole du Japon et a eu une profonde influence sur l’art occidental de l’époque. Le site inscrit comprend 25 biens qui reflètent l’esprit de ce paysage sacré. Au 12e siècle, le Mont Fuji est devenu un centre de formation du bouddhisme ascétique (fusion du bouddhisme et du shintoïsme). Ont été inscrits des chemins de pèlerinage et des sanctuaires du cratère, situés dans les 1 500 mètres supérieurs du volcan, mais aussi des sites répartis au pied du volcan, notamment les sanctuaires Sengenjinja, les auberges traditionnelles Oshi et des formations volcaniques traditionnelles telles que les arbres moulés dans la lave, les lacs, les sources et les chutes d’eau.

Monuments et sites historiques de Kaesong
République populaire démocratique de Corée

© KCPC

Situé dans la zone urbaine de Kaesong, au sud du pays, le site comprend douze biens qui témoignent de l’histoire et de la culture de la dynastie Koryo (918-1392). La configuration géomantique de l’ancienne capitale de Kaesong, ses palais, institutions, tombes, murailles et portes incarnent les valeurs politiques, culturelles, philosophiques et spirituelles d’une époque cruciale de l’histoire de la région. Les monuments inscrits comprennent aussi un observatoire astronomique et météorologique, deux écoles (dont une qui formait les fonctionnaires nationaux) et des stèles commémoratives. Le site témoigne de la transition des principes bouddhistes aux principes confucianistes de gouvernement et de l’assimilation des valeurs culturelles et politiques des Etats qui existaient avant l’unification menée par la dynastie Koryo. L’intégration de concepts géomantiques, bouddhistes, confucianistes et taoïstes est évidente dans la planification du site et l’architecture de ses monuments.

Palais du Golestan
Iran (République islamique d')


© unesco

Le somptueux palais du Golestan est un chef d’œuvre de l’ère kadjare qui illustre l’introduction réussie d’artisanats persans traditionnels et de formes architecturales de périodes antérieures avec des influences occidentales. Le palais ceint de murs, l’un des plus anciens ensembles de Téhéran, fut choisi comme siège du gouvernement par la famille dirigeante kadjare, arrivée au pouvoir en 1779, qui fit de Téhéran la capitale du pays. Construit autour d’un jardin composé de bassins et de zones plantées, il fut doté de ses éléments les plus caractéristiques et de ses ornements au 19e siècle. Devenu un centre des arts et de l’architecture kadjars dont il est un témoignage unique, il est demeuré jusqu’à aujourd’hui une source d’inspiration pour les artistes et les architectes iraniens. Il incarne un nouveau style  combinant les arts et l’artisanat persans traditionnels et des éléments de l’architecture et de la technologie européennes du 18e siècle.

Paysage culturel des rizières en terrasse des Hani de Honghe

Chine

© Honghe Hani Terrace Administration of Honghe Preferture


Ce site de 16 603 hectares est situé dans le sud du Yunnan. Il abrite des terrasses spectaculaires qui s’étagent sur les pentes escarpées du mont Ailao et descendent jusqu’à la rive sud de la Rivière rouge. Depuis 1 300 ans, le peuple Hani a développé un système complexe de canaux qui amènent l’eau des sommets boisés jusqu’aux terrasses. Il a aussi mis en place un système d’agriculture intégrée qui associe l’élevage (buffles, bovins, canards, poissons et anguilles) et la production du produit de base : le riz rouge. Les habitants vénèrent le soleil, la lune, les montagnes, les rivières, les forêts et d’autres phénomènes naturels comme le feu. Ils occupent 82 villages, installés entre les forêts des sommets et les terrasses, où l’on trouve des maisons traditionnelles dites « champignons ». Ce système de gestion de la terre particulièrement durable témoigne d’une extraordinaire harmonie entre les hommes et leur environnement, tant du point de vue visuel qu’écologique. Il repose sur des structures sociales et religieuses très anciennes.

Site archéologique d’Al Zubarah
Qatar

© Qatar Museums Authority


La ville côtière fortifiée d’Al Zubarah, sur le golfe Persique, est devenue un centre florissant de pêche et de commerce des perles au 18e et au début du 19e siècle, avant d’être détruite et abandonnée en 1811. Créée par des marchands du Koweït, Al Zubarah entretenait des liens commerciaux avec l’océan Indien, l’Arabie et l’Asie occidentale. Une couche de sable du désert a protégé les vestiges de palais, de mosquées, de souks, de maisons à patios, du port et de ses murs de défense, d’un canal, de murs de protection et de cimetières, ainsi que de huttes de pêcheurs. Seule une petite partie du site a été fouillée. Il témoigne de façon remarquable de la tradition perlière et commerçante qui a fait vivre les villes côtières du golfe persique, amenant le développement de petits Etats indépendants qui ont prospéré indépendamment de la domination des empires ottoman, européen et perse,  et qui sont les ancêtres des actuels Etats du golfe.

Station baleinière basque de Red Bay

Canada

© Parks Canada


Red Bay, installée par des marins basques au XVIe siècle sur les rives du détroit de Belle-Isle, est un site archéologique qui constitue le témoignage le plus ancien et le plus complet de la tradition européenne de la chasse à la baleine. Gran Baya – le nom donné par les fondateurs en 1530 – servait de base à la chasse côtière, au dépeçage, à l’extraction de l’huile et à son stockage. Vendue en Europe, l’huile était la principale source d’éclairage. Le site, qui n’était habité que pendant l’été, comprend des vestiges de fourneaux (fondoirs), d’ateliers d’assemblage de tonneaux, d’un wharf, de bâtiments d’habitation, d’un cimetière, ainsi que des vestiges sous-marins (épaves de bateaux et ossuaires de baleines). L’endroit a servi pendant près de 70 ans avant que la population locale de baleines ne s’effondre.

Tserkvas en bois de la région des Carpates en Pologne et en Ukraine

Pologne , Ukraine

© National Heritage Board of Poland


Situé aux confins orientaux de l’Europe centrale, dans les montagnes des Carpates de Pologne et d’Ukraine, ce bien transnational se compose d’une sélection de 16 tserkvas, des églises construites en rondins de bois disposés horizontalement entre le 16e et le 19e siècle par des communautés de confessions orthodoxe orientale et grecque-catholique. Elles incarnent l’expression culturelle de quatre groupes ethnographiques mais aussi des changements formels, décoratifs et techniques adoptés au fil du temps. Les tsverkvas témoignent d’une tradition de construction distincte  ancrée dans la tradition ecclésiastique de l’Eglise orthodoxe imbriquées avec des éléments du langage architectural et de la tradition locale et des références symboliques à la cosmogonie de leurs communautés. Les tserkvas sont construites sur un plan en trois parties surmontées de coupoles et de dômes ouverts sur un espace quadrilatère ou octogonal. Elles se caractérisent également par la présence de clochers en bois,  d’iconostase, de décoration intérieure polychrome ainsi que des enclos paroissiaux, des loges et des tombes.

Université de Coimbra – Alta et Sofia
Portugal

© Universidade de Coimbra


Située sur une colline dominant la ville, l’université de Coimbra s’est développée et a évolué sur plus de sept siècles pour former la vieille ville. Parmi les édifices notables de l’université figurent notamment la Cathédrale Santa Cruz datant du 12e siècle et un certain nombre de collèges construits au 16e siècle, le palais royal d’Alcáçova, qui abrite l’université depuis 1537, la bibliothèque Joanine et son décor baroque, le jardin botanique du 18e siècle et la presse universitaire ainsi que la grande « ville universitaire » créée au cours des années 1940. L’université est devenue une référence pour  les autres établissements d’enseignement supérieur dans le monde lusophone où elle a également exercé une influence majeure dans la diffusion du savoir et de la littérature. Coimbra apparaît comme un exemple remarquable de ville universitaire intégrée avec une typologie urbaine spécifique et   des traditions cérémonielles et culturelles propres qui ont été perpétuées.

Villas et jardins des Médicis en Toscane
Italie

© Adriano Bartolozzi


Ces douze villas et deux jardins d’agrément, disséminés dans la campagne toscane, témoignent de l’influence exercée par les Médicis sur la culture européenne moderne par le biais de leurs mécénats. Réalisés en harmonie avec la nature entre le 15e et le 17e siècle, villas et jardins représentent un système original de constructions rurales dédiées aux loisirs, aux arts et à la connaissance. Les villas innovent par leur forme et leur fonction, créant un nouveau genre d’habitation princière à la campagne, totalement différent des fermes possédées à l’époque par tous les riches Florentins mais aussi des châteaux, emblèmes des puissances seigneuriales. Premier exemple de la connexion entre l’habitat, les jardins et l’environnement, les villas représentent une référence constante pour tous les ensembles italiens et européens analogues de résidences princières. Leurs jardins et leur intégration dans l’environnement naturel ont contribué à l’émergence d’une sensibilité esthétique au paysage caractéristique de l’Humanisme et de la Renaissance.

Ville portuaire historique de Levuka
Fidji

© Department of National Heritage


La ville, avec sa ligne basse de bâtiments au milieu des cocotiers et des manguiers du bord de mer, a été la première capitale coloniale des Fidji, cédée aux Britanniques en 1874. Elle a prospéré à partir du début du XIXe siècle en tant que centre des activités commerciales de colons européens et américains qui ont construit entrepôts, édifices commerciaux, installations portuaires, résidences et institutions religieuses, éducatives et sociales autour des villages de la  population autochtone. C’est un exemple rare d’une ville portuaire tardive, dont le développement a été influencé par la communauté autochtone qui a toujours été plus importante en nombre que les colons européens. La ville, exemple remarquable d’installation portuaire coloniale dans le Pacifique, reflète l’intégration des traditions locales de construction par une superpuissance navale, ce qui a débouché sur un paysage unique.

Les sites naturels suivants ont été inscrits

Erg du Namib
Namibie

© Paul van Schalkwyk

 

Le site qui s’étend sur plus de trois millions d’ha. - plus une zone tampon de 899 500 ha. - est le seul désert côtier où l’on trouve de vastes champs de dunes de sable sous l’influence du brouillard. L’Erg est composé de deux systèmes dunaires, un système ancien semi-consolidé sur lequel se superpose un système plus jeune et plus actif. L’endroit est exceptionnel car les dunes sont constituées de matériaux venus de loin, transportés depuis l’intérieur de l’Afrique australe par les cours d’eau, les courants océaniques et le vent. Le site comprend également des plaines de gravier, des cuvettes côtières, des collines rocheuses, des inselbergs à l’intérieur de l’erg, un lagon côtier, des cours d’eau éphémères, le tout formant un paysage d’une beauté exceptionnelle. Le brouillard est ici la principale source d’eau, contribuant à un environnement, unique à une telle échelle, où invertébrés, reptiles et mammifères endémiques s’adaptent à une grande variété de micro-habitats et de niches écologiques toujours changeantes.

Mont Etna
Italie

© Ente Parco Etna

Ce site emblématique recouvre une zone inhabitée de 19 237 ha, il s’agit des parties les plus hautes du Mont Etna, sur le littoral oriental de la Sicile. L’Etna est la plus haute montagne se trouvant sur une île méditerranéenne mais aussi le stratovolcan le plus actif du monde. Cette activité volcanique remonte à plus de 500 000 ans et elle est décrite depuis au moins 2 700 ans. L’activité éruptive quasi continue de l’Etna continue d’influencer la vulcanologie, la géophysique et d’autres disciplines des sciences de la terre. Le volcan abrite d’importants écosystèmes, y compris une flore et une faune endémiques uniques. Compte tenu de son activité, l’Etna représente un laboratoire naturel pour l’étude des processus écologiques et biologiques. L’assemblage accessible et varié de caractéristiques volcaniques telles que les cratères de sommet, les cônes de cendre, les coulées de lave, les grottes de lave et la dépression du Valle de Bove fait de l’Etna une destination privilégiée pour la recherche et l’éducation.

Parc national tadjik (montagnes du Pamir)
Tadjikistan

© UNESCO

 

Situé à l’est du Tadjikistan, au cœur du « nœud du Pamir » (carrefour des plus hautes chaînes montagneuses de l’Eurasie), le site couvre plus de 2,5 millions d’hectares accidentés et très peu peuplés. A l’est, il s’agit de hauts plateaux et, à l’ouest, de pics dont certains dépassent les 7 000 mètres d’altitude. Les variations saisonnières de température sont extrêmes. Le Fedtchenko – le plus long glacier de vallée en dehors des régions polaires - est un des 1085 glaciers dénombrés sur ce site qui compte 170 cours d’eau et plus de 400 lacs. Deux groupes d’espèces florales (celui d’Asie centrale et celui d’Asie du sud-ouest) poussent sur le site qui héberge aussi des espèces rares et menacées d’oiseaux et de mammifères (notamment l’argali de Marco Polo, le léopard des neiges, l’ibex de Sibérie). Sujet à de fréquents tremblements de terre, le Parc est très peu affecté par l’agriculture et les établissements humains. Il offre une occasion unique d’étudier les phénomènes de tectonique des plaques et de subduction continentale.

Réserve de biosphère El Pinacate et le Grand désert d’Altar
Mexique

© Pinacate

 

Ce site de 714 566 hectares comprend deux types de paysages : à l’est, la zone volcanique dormante composée du bouclier du Pinacate, de vastes coulées de lave noires et rouges et d’un pavement désertique ; à l’ouest, le Grand Désert de l’Altar avec ses dunes pouvant atteindre deux cents mètres de haut. Ce paysage fortement contrasté comprend des dunes linéaires, en étoile et à coupole, ainsi que des massifs granitiques arides, pouvant culminer à 650 mètres, qui émergent comme des îles dans une mer de sable. Chaque paysage propose une communauté distincte de plantes et d’animaux, notamment des espèces endémiques de poissons d’eau douce et l’antilocapre de Sonora, espèce que l’on ne trouve qu’au sud-ouest de l’Arizona (Etats-Unis) et au nord-ouest du Sonora. La caractéristique la plus frappante du point de vue visuel est la concentration de dix maars (cratères volcaniques d’explosion), énormes, profonds et presque parfaitement circulaires. Ils seraient nés d’une association d’éruptions et d’effondrements et contribuent à la beauté tragique de ce site présentant des caractéristiques d’un grand intérêt scientifique.

Tianshan au Xinjiang

Chine

© Leading Group for application of WNH of Xianjiang Uygur Autonomous Region

 

Le site (606 833 ha. pour sa zone centrale) comprend quatre éléments - Tomour, Kalajun-Kuerdening, Bayinbukuke et Bogda  - et appartient à la chaîne de montagnes du Tianshan en Asie centrale, l’une des sept plus grandes chaînes de montagnes du monde. Le Tianshan au Xinjiang propose des caractéristiques uniques de géographie physique et des panoramas de grande beauté, notamment des montagnes spectaculaires couronnées de neige, des pics coiffés de glaciers, des forêts et des prairies intactes, des cours d’eau et des lacs clairs, des canyons à fond rouge. Ces paysages contrastent avec ceux des grands déserts environnants. La différence est saisissante entre des environnements froids et chauds, secs et humides, désertiques et luxuriants. Le relief et les écosystèmes ont été préservés depuis le Pliocène et il s’agit d’un exemple remarquable des processus évolutionnaires biologiques et écologiques en cours dans une zone tempérée aride. Le site s’étend jusqu’au désert de Taklimakan, un des plus grands et plus hauts déserts du monde, célèbre pour la diversité de ses formes dunaires et sa capacité à produire de nombreuses tempêtes de poussière. Le Tianshan au Xinjiang constitue aussi un habitat important pour des espèces reliques et de nombreuses espèces rares et en danger, ainsi que pour des espèces endémiques.

Le Comité a également approuvé l'extension des sites suivants
Les sites culturels

Mines royales de sel de Wieliczka et Bochnia

Pologne

© Rafal Stachurski


Les Mines royales de sel de Bochnia (Pologne) ont été inscrites comme extension des Mines de sel de Wieliczka, inscrites sur la Liste du patrimoine mondial en 1978, désormais appelées Mines royales de sel de Wieliczka et Bochnia. Le bien est complété par la « saline-château » de Wieliczka, qui servit à la gestion des mines. Les mines de sel gemme de Wieliczka et de Bochnia sont exploitées depuis le 13e siècle. Ce sont les plus anciennes de ce type en Europe. S’étageant sur de nombreux niveaux, elles forment plus de 300 kilomètres de galeries avec des chapelles souterraines, des entrepôts et d’autres salles où sont sculptés dans le sel des autels et des statues. L’ensemble témoigne de l’histoire séculaire d’une grande entreprise industrielle européenne.

Les sites naturels


Mont Kenya-Conservatoire de faune sauvage de Lewa
Kenya

© OUR PLACE The World Heritage Collection


La superficie ajoutée au Parc naturel du Mont Kenya comprend une zone centrale de près de 20 000 ha et une zone tampon de presque 70 000 ha. Le site est situé entre l’écosystème de montagne afro-tropical et les prairies et savanes d’Afrique de l’Est semi-arides. Cette inscription vient compléter la gamme des processus biologiques et écologiques préservés par le Parc inscrit sur la Liste du patrimoine dès 1977. L’extension correspond à la voie traditionnelle de migration des populations d’éléphants entre le mont Kenya et l’écosystème  Somali/Masai. Le Mont Kenya lui-même, deuxième sommet d’Afrique avec 5 199 mètres, est un volcan éteint et compte encore 12 glaciers, en retrait rapide, ainsi que quatre sommets secondaires situés à la tête de vallées glaciaires en forme de U. Avec ses sommets accidentés, couronnés de glaciers et ses pentes moyennes boisées, le Mont Kenya est un des paysages les plus impressionnants de l’Afrique de  l’Est.

Les sites mixtes


Bien du patrimoine mondial transfrontalier Maloti-Drackensberg
Afrique du Sud , Lesotho

© UNESCO  L. Folin-Calabi

 

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