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Lannion distribue 60 composteurs sur pattes aux habitants

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Lannion (22) n'a pas froid aux oeufs : hier, en plein lundi de Pâques, la capitale du Trégor a lancé la Semaine du développement durable en offrant 60 composteurs sur pattes à ses habitants. Et « roule ma poule ! »
« Je viens chercher la poule de mon mari, c'est un comble ! » 17 h, hier, au parc Sainte-Anne de Lannion. Dans une chouette ambiance de basse-cour, cette habitante caquette avec humour. Dans ses bras, le carton qui ravira son homme : une des 60 poules naines offertes par la Ville, dans le cadre de la Semaine du développement durable.

Ça picore sec !

Emboîtant le pas de Dieppe (Seine-Maritime), Barsac (Gironde), Bruz (Ille-et-Vilaine), ou encore Besançon (Doubs), la mairie trégorroise a décidé d'offrir coucous et autres volatiles de haut vol (Arancans, Marans, Nagasaki barbues, Nagasaki Pékin...) à ses administrés. Une opération baptisée « Roule ma poule ! », conçue comme un moyen d'encourager les petits gestes écolos du quotidien, sachant qu'une petite poule de rien du tout vous picore « jusqu'à 150 kg de déchets par an », rappelle le maire, Christian Marquet.

Renards assassins

En plumes de gala, une cocotte opine de la crête, sous le crépitement des flashs. Marie-Ange, 74 printemps, habitante de Brélévenez, un des quartiers historiques de la capitale trégorroise, exhibe sa progéniture et ne cache pas sa joie. C'est qu'un goupil du genre sournois et aventurier l'a privée dernièrement de sa volaille préférée. Un crève-coeur. Idem pour Jeanne, 68 ans, « route de Kermaria » qui a « beaucoup de chagrin » depuis qu'un rouquin carnassier lui a becqueté ses six gallinacés, sans demander son reste. Diables de renards qui s'invitent en ville ! « Cette poulette va m'aider à oublier », sourit la sexagénaire, serrant sa boîte à coucou aussi fortement que Lallie-May, 9 ans, et Louis James, 7 ans, les enfants de Thierry et Claire.

Adoption facilitée

Adepte du compostage, la famille de Loguivy-lès-Lannion (22) a déjà préparé la chambre, pardon, le poulailler de la petite dernière. Un moyen d'éveiller la jeunesse au respect de la nature, rapportent les heureux parents, qui n'ont pas eu besoin de subir une enquête des services sociaux pour adopter. Comme les 60 autres heureux « adoptants », Thierry et Claire n'ont eu qu'à candidater en mairie. Et à s'engager à ce que leur poule ne finisse pas dans une... cocotte. Une initiative tellement bien perçue que la Ville a dû augmenter le nombre de poulettes, passant de 40 à 60. « Et encore, on a eu plus de cent demandes », sourit Christian Marquet, souhaitant bonne omelette à tous ses concitoyens.

Canal pluches

Alors qu'Hervé, grand expert en pondeuses, rappelle qu'il n'est nul besoin de mener grand train pour entretenir une poule - car elles s'accommodent très bien des reliefs de repas et autres épluchures, à l'exception, insiste-t-il, des pluches fraîches de pomme de terre, un poison mortel - certains s'interrogent : pourquoi n'y a-t-il pas de coqs en stock ? La réponse est simple : ça évite les problèmes de voisinage au lever du soleil. Mais les poulettes, elles, on peut. Car, c'est bien connu, à cette heure-là, la poule aux oeufs dort.

Source: etelegramme.com