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Les Gouvernement investissent bien trop lentement dans la santé de la Planète

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Les gouvernements se réunissent en Inde afin de prendre des décisions majeures concernant le futur de notre planète. Décisions qui prouveront que les engagements pris il y a deux ans maintenant ne sont pas juste de bonnes intentions.

Il y a deux ans à Nagoya les gouvernements ont décidé de mettre le monde sur le droit chemin pour enrayer l’extinction d’espèces et le déclin du patrimoine biologique de la planète, avec l'adoption du Plan stratégique 2012-2020.

 

Mais depuis cet engagement historique, beaucoup d’entre eux n’ont pas pris le chemin leur permettant de tenir promesses et engagements. Le WWF appelle toutes les nations réunies à Hyderabad à mettre en application à leur niveau de toute urgence le Plan stratégique adopté il y a deux ans.

 

« Ce qui a été décidé à Nagoya a le pouvoir de stopper l’érosion de la biodiversité de part le monde et de nous permettre de s’attaquer aux facteurs de la destruction. Les gouvernements doivent maintenant prouver que Nagoya n’était pas uniquement une plateforme d’échange de vaines promesses. Il est urgent de prendre des mesures concrètes et de mettre en œuvre les engagements pris alors » a déclaré Lasse Gustavsson, Directeur des programmes de conservation au WWF International.

 

"Les objectifs adoptés lors de la CDB de 2010 montrent que les pays ont une réelle volonté de s’associer pour protéger la planète. Il est temps aujourd’hui de mettre en place des financements derrière les promesses et de transformer les mots en action".

 

> Des progrès… mais pas assez rapides

 

91% des Parties de la CDB ont élaboré une stratégie et des plans d’action afin de protéger la nature et la biodiversité. Seules 14 nations ont révisé ces documents en prenant en compte le Plan stratégique accepté à Nagoya. Un nombre plus restreint encore a pris des mesures intégrant les services rendus par la nature dans leur plan de développement. Ces initiatives doivent être multipliées.

 

Ainsi en Indonésie, le gouvernement a mis en place un échange dette-nature s'élevant à 28.5 millions de dollars avec les Etats Unis pour un programme de conservation « Forêt, Carbone, biodiversité ».

 

Au Guyana, un fonds fiduciaire pour la conservation a été lancé en juillet 2012. Ce fonds ouvre la voie à la création d’un fonds national pour les aires protégées.

 

Les pays européens quand à eux ont adopté une stratégie européenne pour répondre aux objectifs de la CDB à travers l'Union européenne dont l'application permettrait de stopper l’érosion de la biodiversité d’ici à 2020. La France a quant à elle adopté sa stratégie nationale pour la biodiversité.

 

« Les gouvernements ne peuvent être pris au sérieux que s'ils sont prêts à mettre les moyens suffisants pour les atteindre. Nous avons besoin que les pays les plus riches aident les pays les plus pauvres et que l’ensemble des pays augmentent la part de leur budget domestique dédiée à la biodiversité » a déclaré Rolf Hogan, Coordinateur de la politique sur la biodiversité au WWF International.

 

« La France doit montrer l'exemple et honorer les engagements qu’elle a pris à Nagoya visant porter la part de l'aide publique au développement consacrée à la biodiversité de 2 à 10%. Cela doit passer par une augmentation substantielle des dons, en particulier vers l'Afrique » ajoute Anne Chetaille, Chargée de programmes internationaux au WWF France.

Source: W.W.F.fr