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Les champions du bio local

Le Cluster Bio de la Région Rhône-Alpes a le vent en poupe. Il vient de récompenser 20 lauréats proposant des produits toujours aussi innovants dans la cosmétique, l’alimentaire, ou le textile.

Christine Riou est néo-zélandaise. Son entreprise de tannerie bio, installée à Diois dans la Drôme, traite les meilleures peaux en vue de la fabrication de sacs ou de chaussures pour des fabricants de maroquinerie. « Je choisis des peaux de bêtes dont je suis sûre qu’elles sont issues d’un élevage bio, sans traitement médicamenteux. »

 

Evelyne Roustan, dentiste dans la Drôme provençale, a eu l’idée de développer un dentifrice pour enfants à base de plantes et qui change de couleur suivant la durée du brossage. Autant d’exemples de produits innovants récompensés par la pépinière d’entreprises bio rhônalpine Organics cluster, lancée et financée en 2006 par la Région. Via deux dispositifs : Bio’Innov et Bio’Export, cette pépinière permet d’apporter un soutien technique à des structures souvent de taille familiale et dans des secteurs minoritaires. « Il y a un volet financier pour chaque lauréat, et une enveloppe pour le soutien à l’export », résume Nicolas Bertrand, directeur d’Organics cluster. C’est grâce à cette enveloppe que Christine Riou a pu développer son site Internet et installer sa marque.

 

Quant à Evelyne Roustan, c’est également ce coup de pouce économique qui lui a permis de financer les tests de son dentifrice. Cette année, c’est Armony Mathieu, responsable de la marque Annecy cosmetics, qui est la lauréate de Bio’Export. « Exporter nos crèmes cosmétiques est une nécessité, car il est très difficile de pénétrer la Parapharmacie, aujourd’hui trustée par les grandes marques allemandes notamment. »

 

Pour les produits bio, l’heure est à l’innovation


« Le marché du bio a augmenté de 10 % en 2011 dans les filières alimentaire et cosmétiques, mais il y a un rétrécissement de la clientèle, donc il faut des produits à la fois bio et très différenciants », rappelle Nicolas Bertrand. Aujourd’hui, le chiffre d’affaires de la fillière bio est de 750 millions d’euros en Rhône-Alpes, et la Région cumule le plus grand nombre de producteurs agricoles (2 600 en 2012). Mais il demeure un hic pour le moment, l’importation de la matière première. « Pour un agriculteur, produire du bio nécessite de mettre sa terre en jachère pendant trois ans, ce qui est difficile », concède Serge de Thaey, directeur de la société Biscru, entreprise de biscuits sans cuisson qui exporte 70 % de sa production.

 

Source: metrofrance.com

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