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Et si le durable était la solution

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Les préoccupations en rapport avec le développement durable semblent avoir été oubliées avec la réactivation de la crise. Pour preuve, la couverture médiatique de la conférence sur le climat de Durban a été plus que limitée.

Pourtant, miser sur la croissance durable maintenant pourrait bien aider l'Europe à sortir plus vite de la crise que prévu, c'est en tout cas le point de vue du très médiatique économiste français Marc Touati, qui était hier l'invité du Sustainability Day de PwC Luxembourg.

Et si la crise que nous traversons aujourd'hui était avant tout une crise de transparence? C'est en tout cas le point de vue de Marc Touati, président d'Acdefi, directeur d'Assya compagnie financière et intervenant à Sciences Po Paris.
Le manque de transparence selon lui, c'est d'abord de «nous avoir laissé croire qu'on pouvait faire du haut rendement sans prendre de risque», ce qui a conduit à la crise des subprime. Et depuis, aucune entreprise ou dirigeant politique ne fait preuve de transparence. Or «sans transparence, il n'y a ni confiance ni croissance».

Pour l'économiste, la plupart des dirigeants se trompent d'ailleurs de combat aujourd'hui en voulant trouver un instrument qui serait capable de prévenir toutes les crises: «Les crises font partie de la vie économique, il y en a toujours eu et pourtant nous sommes encore là parce que nous avons eu la force de nous remettre en question.»
Rien ne sert donc d'être pessimiste et de dire qu'on ne sortira pas de celle-ci. Pour Marc Touati, il faut arrêter le «concours de beauté négatif», positiver et investir.


Le besoin de révolution technologique

La solution actuelle pour sortir de la crise de la dette serait de générer une croissance assez forte pour rembourser dans un premier temps les intérêts de la dette des pays. Or l'Europe mise jusqu'à présent sur la rigueur, alors qu'il n'y a rien de pire selon l'économiste pour «casser la croissance».

Pour créer de la croissance et se relever d'une crise, l'humanité a toujours eu à sa disposition deux outils qui lui ont permis de rebondir: la guerre ou la révolution technologique. C'est bien entendu la seconde solution que plébiscite Marc Touati. «Pour sortir de cette crise, il faut une révolution technologique comme celle du développement durable qui nous apportera la croissance capable de générer des emplois. Car le développement durable ce n'est pas de la décroissance, c'est de la croissance autrement.»

Que ce soit dans le domaine de l'agroalimentaire ou en matière d'énergie, il estime qu'investir dans le développement durable peut apporter des solutions pour sécuriser l'avenir de l'Europe et relancer sa croissance.
Le problème, c'est qu'«aujourd'hui le pays qui investit le plus au monde en matière de développement durable, c'est la Chine».
Alors, même s'il est désormais certain que l'Europe va entrer en récession, Marc Touati est catégorique: «La rigueur et les dépenses publiques ne sont pas la solution, il faut relancer vaillamment la croissance en investissant sur l'avenir.»
Or l'investissement en développement durable n'est pas encore une priorité absolue pour les entreprises au Luxembourg. Selon une étude conduite par PwC Luxembourg auprès de 22 entreprises dans le pays, la plupart d'entre elles reconnaissaient que les nouvelles normes en matière de développement durable auront un impact substantiel dans les 5 à 10 années à venir. Toutefois, un nombre important d'entre elles n'ont pas encore mené d'action en ce sens, car elles estimaient qu'il ne s'agissait pas là de priorités pour leur activité.

Source: Lequotidien.lu

Le développement durable est une notion récente qui désigne des actions visant à concilier le monde de l'économie, avec celui de l'écologie et celui du social. Pour vous :