la prévention incendie


Hé oui ! Le développement durable commence par la prévention incendie de notre patrimoine naturel.

Contrairement aux idées reçues, si le bois qui brûle lors des incendies de forets rejette peu de CO², il pollue l’atmosphère en produisant de fines particules ainsi que du monoxyde de carbone. Si en théorie, on calcule que le bois brûlé équivaut à 0 émissions de CO², il n’en est pas de même dans la pratique. L’arbre a dégagé le CO² qu’il avait emmagasiné pendant sa vie, mais il n’est plus là pour respirer celui qu’il vient d’émettre. Or, il faut environ vingt ans à un arbre pour grandir. Pendant vingt ans, il respirera le CO² produit par l’activité humaine, mais pas celui de l’arbre brûlé. Encore, faut-il avoir replanté l’arbre !

Références « L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) rappelle que la combustion du bois rejette peu de CO2, elle constate que feu de bois pollue l’atmosphère en produisant notamment des particules fines. Et pas qu’un peu, jugez plutôt : la combustion du bois tous secteurs confondus (domestique, industriel et collectif) représente jusqu’à 77 % des émissions nationales d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), 27 % des particules PM10 et même 40 % pour les plus fines (PM2,5) qui sont aussi les plus dangereuses. C’est aussi respectivement 22 et 21 % des émissions de composants organiques volatiles (COV) et de monoxyde de carbone ! » http://alerte-environnement.fr/?p=2197

« Selon la ministre de l’environnement Chantal Jouanno, « une demi-journée au coin du feu, c’est autant de particules que 3 500 km en diesel »

« A la suite des incendies en Californie une étude du Online Journal of Carbon estime qu'environ 290 millions de tonnes de CO2 sont rejetées chaque année dans l'atmosphère par les feux de forêts aux Etats-Unis. Cette difficile estimation, calculée avec une marge d'erreur de 50%, représente de l'ordre de 2 à 8% du CO2 produit par la combustion de combustibles fossiles dans le pays. Un pourcentage considérable susceptible de générer un cercle vicieux : le CO2 émis tend à augmenter le réchauffement et donc la probabilité d'incendies plus nombreux. Toutefois l'émission de carbone par combustion des plantes fait partie d'un cycle naturel dans lequel le CO2 est ensuite réabsorbé par les plantes lors de la repousse ; contrairement à la combustion de combustibles fossiles qui rejette aujourd'hui du carbone fixé par les plantes il y a plusieurs centaines de millions d'années. » L'étude complète de Carbon Balance and Management.

Source :  http://www.ddmagazine.com/Actus/Page-86.html

Blanche de Weerdt