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Ce brasseur va cultiver son propre houblon bio

Comme les légendes du rock, Olivier Nizon a commencé sa carrière dans l’intimité de son garage. Et comme les légendes du rock, son talent et son habileté l’ont vite propulsé hors de la cave. Sauf qu’Olivier Nizon n’est ni musicien ni chanteur. Non, cet habitant de Chaumont-en-Vexin est brasseur amateur. Depuis 2006, il fabrique et commercialise sa propre bière bio : la Chaumont'Oise.

D’abord confidentielle, la production de cette bière artisanale passe aujourd’hui un cap. Très bientôt, l’ancien ingénieur en robotique va ouvrir sa propre brasserie-malterie dans la zone d’activités du Moulin-d’Angean. A terme, il cultivera même une houblonnière de 360 pieds, une première dans l’Oise.

« Comme je fais de la bière 100% bio, il me fallait du houblon bio, expose le brasseur. Vu qu’en France ce genre de culture n’existe pas, je faisais venir mon houblon du Canada, d’Allemagne ou d’Autriche. Alors pour m’épargner des soucis de logistique, j’ai décidé de le cultiver moi-même. En plus, c’est une plante qui pousse très bien dans nos régions. »

200 kg espérés à chaque récolte

Comme le hasard fait parfois bien les choses, le terrain acquis auprès de la communauté de communes du Vexin-Thelle (CCVT) était en jachère depuis plus de dix ans, donc vierge de tout résidu de produit chimique ou phytosanitaire. « L’air de rien, c’est une chance, sourit le père-créateur de la Chaumont’Oise. Cela va me permettre d’obtenir la certification bio dès la première année. Au moins, je ne vais pas perdre de temps. »

A chaque récolte, le brasseur espère collecter 200 kg de houblon. « Dans ma future brasserie, je pourrai produire jusqu’à 30000 l de bière par mois », explique-t-il. Mais pas question pour autant d’aller jusque-là.

Car malgré une forte demande, le créateur de la Chaumont’Oise n’ambitionne pas d’inonder la planète de ses produits. Pourtant, la renommée de ses bières blondes, brunes ou ambrées a déjà franchi l’océan Atlantique! « Un Américain spécialisé dans l’importation de produits européens m’a contacté, glisse Olivier Nizon. Le problème, c’est qu’il me réclame des quantités industrielles. »

Or l’idée du brasseur amateur est de rester à une production raisonnable. Il se contente d’alimenter les consommateurs locaux, les magasins bio et les Amap de la région qui distribuent déjà des fruits et légumes biologiques. « Je ne me suis pas lancé dans cette aventure pour faire fortune, s’amuse-t-il. Dans cette affaire, ce qui m’intéresse avant tout, c’est de maîtriser le process du début à la fin. Cultiver mon houblon, faire mon brassage, fabriquer mes propres malts. » Et garder un esprit festif. La preuve, à l’heure de la récolte, Olivier Nizon envisage déjà d’organiser une fête du houblon. « On fera ça autour d’un barbecue géant, avec un concert de groupe folk, imagine-t-il. On pourra même lancer le concours du meilleur cueilleur. » Avis aux amateurs.

Source: LeParisien.fr



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