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Réchauffement climatique : plantes et animaux migrent plus vite que prévu

Selon une recherche britannique publiée jeudi, de nombreuses espèces animales et végétales réagissent au réchauffement de la planète beaucoup plus rapidement qu'initialement estimé, se déplaçant vers des zones plus froides trois fois plus vite que prévu.

Les animaux de la savane dans les rues de Paris ? Ca ne risque pas d'arriver. Quoique. Selon une recherche britannique publiée jeudi, de nombreuses espèces animales et végétales réagissent au réchauffement climatique beaucoup plus rapidement qu'on l'imaginait : elles se déplacent vers des zones plus froides trois fois plus vite qu'initialement estimé. Animaux et végétaux ont ainsi migré vers de plus hautes latitudes à un rythme moyen de 17,6 km par an et à des altitudes plus élevées deux fois plus rapidement que les scientifiques ne le pensaient jusqu'à présent, à savoir 12,2 mètres en moyenne par an pendant ces quarante dernières années.

"Ces changements sont équivalents à un éloignement des végétaux et desanimaux de l'équateur de vingt centimètres par heure chaque jour et ce depuis 40 ans et sont sans aucun doute liés au réchauffement climatique", souligne Chris Thomas, professeur de biologie à l'Université de York en Grande-Bretagne, principal auteur de cette étude parue dans la revue américaine Science datée du 19 août.

Un passereau a migré de 150 km ces 20 dernières années

"Et ce mouvement va continuer pendant au moins le restant de ce siècle", prédit-il."Cette étude démontre que leréchauffement est planétaire provoquant un déplacement des espèces vers des latitudes et altitudes plus élevées", indique I-Ching Chen de l'Université de York. "Nous avons démontré pour la première fois que l'étendue du changement dans la distribution géographique des espèces est liée à l'ampleur du changement climatique dans ces mêmes zones", précise-t-il.

Ainsi, en Grande-Bretagne, le papillon commun a migré ces dernières décennies du centre de l'Angleterre pour se retrouver 220 km plus au nord à Edimbourg, en Ecosse, précise David Roy, du Centre d'Ecologie et d'Hydrologie à Wallingford. Des migrations similaires ont été observées chez une fauvette - une espèce de passereau - de couleur brune au cri perçant qui a migré 150 km vers le nord de la Grande-Bretagne ces vingt dernières années.  A Bornéo, ces chercheurs ont découvert que des papillons de nuit étaient montés en moyenne de 67 mètres en altitude ces dernières décennies.

Source: tf1.fr

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