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Hydroliennes: Un axe de développement pour la DCNS

De l’énergie venue des courants de marées

Hydrolienne immergée

Les hydroliennes (turbines sous-marines) transforment l’énergie des courants marins en électricité, comme les éoliennes avec le vent. En 2010, la DCNS a lancé une étude de faisabilité d’une ferme de 20 MW d’hydroliennes au Raz Blanchard, dans la Manche. L’installation des premières machines pourrait se faire à partir de 2014/2015.

Pour atteindre cet objectif, la DCNS a investit, au début de l’année 2011, 14 Millions d’Euros pour entrer au capital de l’un des leaders du marché émergent de l’hydrolien, la société Open Hydro.

Les multiples avantages des courants marins

Les hydroliennes utilisent la force et la vitesse des courants marins, pour se mettre en mouvement. Ces courants marins, liés aux marées, ont pour caractéristiques d’être prévisibles, et particulièrement forts. De surcroît, la densité de l’eau, 1000 fois plus importante que celle de l’air, permet à une hydrolienne d’être plus compacte qu’une éolienne pour la même production d’électricité. Aujourd’hui, les technologies d’hydroliennes existantes sont diverses mais la plupart d’entre elles sont entièrement immergées, ce qui minimise les conflits avec les autres usagers de la mer, tels que les pêcheurs ou la marine marchande.

Un axe de développement pour DCNS

Depuis plusieurs années, DCNS étudie le potentiel de déploiement d’hydroliennes. En France, deux sites sont particulièrement adaptés à la récupération de cette énergie marine: le Raz Blanchard sur le littoral du Cotentin (Manche) et le Fromveur, situé à la pointe la plus occidentale de la Bretagne, entre l’archipel de Molène et l’île d’Ouessant. A quelques encablures de ces zones d’intérêt, les centres DCNS de Brest et de Cherbourg peuvent déployer et maintenir des fermes d’hydroliennes.

Source: dcnsgroup.com


Eoliennes flottantes

WINFLO : capturer l’énergie des vents

WINFLO (Wind Turbine with Innovative design for Floating Lightweight Offshore) est un projet d’éolienne flottante offshore rassemblant des industriels d’horizons à la fois divers et complémentaires: naval, pétrole, gaz, éolien, environnement… Des acteurs comme Nass&Wind Industrie, pilote du programme, IFREMER, l’école d’ingénieurs ENSTA Bretagne, la SAIPEM, la DCNS et le bureau d’études Invivo sont les parties prenantes de ce programme labellisé par le Pôle Mer Bretagne.

De l’énergie venue du large

L’objectif du projet WINFLO est de construire un prototype d’éolienne flottante offshore, de l’installer sur les côtes françaises et de le connecter au réseau national. In fine, le projet, au-delà de promouvoir l’éolien offshore, préfigurera  les fermes d’éoliennes flottantes pour l’approvisionnement énergétique de la France. Ces éoliennes flottantes seront implantées dans des eaux relativement profondes (plus de 50 m), peu sollicitées pour d’autres utilisations. L’étendue de l’espace maritime concerné laisse ainsi présager un bel avenir au marché de l’éolien flottant.

DCNS, un contributeur majeur

Responsable de la coordination des phases de conception, de la fabrication et de l’assemblage de la structure semi-submersible et de l’intégration globale du système, la DCNS est un acteur clé du projet WINFLO. Le groupe puise dans son expertise historique de la gestion de projets navals complexes pour préparer la construction et l’assemblage du prototype WINFLO.

Créer de l’emploi

À l’échelle industrielle, le projet aura un effet bénéfique sur l’emploi, la production et la commercialisation de fermes d’éoliennes offshore flottantes de type WINFLO.  Le potentiel de création d’emplois est évalué à 5 000 postes en France d’ici à 2020. Dès 2012, un prototype sera testé sur les côtes bretonnes et connecté au réseau national français. Grâce à de nombreux capteurs, des données seront collectées sur l’ensemble d’un cycle climatique, soit une année. Ce prototype, pierre angulaire du développement d’une industrie nouvelle, permettra l’installation d’une ferme éolienne pilote dès 2015.

Source: dcnsgroup.com

 


 

De l’énergie venue des grandes profondeurs

La conversion de l’Energie Thermique des Mers (ETM ou en anglais OTEC / Ocean Thermal Energy Conversion) est l’un des 4 axes de recherche de la DCNS dans le domaine des EMR où le Groupe ambitionne de se développer. Le principe de l’ETM consiste à utiliser la différence de température entre l’eau de surface à environ 25°C et l’eau profonde (-1000m) à environ 5°C. Cette différence de température existant naturellement dans les mers tropicales permet de produire de l’électricité 24h/24 toute l’année.

Des applications prometteuses

L’objectif de DCNS est de confirmer l’intérêt de cette technologie et ses applications prometteuses dans les zones tropicales, particulièrement dépendantes des énergies fossiles. Pour ce faire, la DCNS et le Conseil Régional de la Réunion avaient signé un premier accord de R&D en avril 2009 pour étudier la faisabilité d’installer un « démonstrateur ETM » d’une puissance de 1.5 MW dans les eaux réunionnaises.  En Février 2010, DCNS a aussi signé une convention de R&D sur la faisabilité de l’ETM à Tahiti avec le gouvernement polynésien, l’Etat français et la société Pacific Otec.  Cette année, la région Martinique a répondu à l’appel à projet européen NER300, pour une centrale pilote ETM de 10 MW. DCNS et la région Martinique ont donc signé une convention de pré-dimensionnement pour cette centrale qui pourrait être opérationnelle en 2015.

Le PAT ETM, un banc d’essais du système de production d’électricité

En octobre 2009, DCNS, le conseil Régional de la Réunion ainsi que l’Université de La Réunion, dans le cadre des investissements d’avenir de l’Etat Français, ont conclu un second accord visant à optimiser les enjeux technologiques et financiers liés à l’ETM. Cette convention prévoit notamment la construction du « Prototype à Terre ETM » (PAT ETM). Ce dernier est un banc d’essais, à échelle réduite (1/150) du cycle thermodynamique pour la production d’énergie, dans lequel les conditions de température de l’eau de mer sont simulées. Totalement autonome, le PAT ETM a pour but de tester différents éléments clés du système de production d’énergie (échangeurs de chaleur, cycles thermodynamiques,..) et de préparer les équipes de la DCNS à la conduite d’une centrale ETM.

Ce banc d’essais est construit et en cours de qualification sur le site de la DCNS Nantes-Indret. Il sera ensuite, dans le courant de l’année 2011, envoyé et installé à l’IUT de Saint Pierre de l’Université de La Réunion, où seront réalisés des essais complémentaires par les étudiants chercheurs de l’Université de La Réunion et les équipes de la DCNS.

Ce second accord englobe aussi des travaux de modélisation numérique sur la conduite de pompage d’eau froide et des études environnementales. La conception, et la mise en œuvre d’un tuyau de 1000 mètres de long, de plusieurs mètres de diamètre et d’une durée de vie d’au moins 20 ans, constituent un véritable défi technologique.

 

Une centrale pilote ETM

En parallèle de ces travaux, une convention a été signée en novembre 2010, entre le conseil régional de Martinique et la DCNS, visant à définir les possibilités et conditions de mise en place d’une centrale pilote ETM de 10 MW de puissance en Martinique. Cette centrale pilote pourrait bien voir le jour à l’horizon 2015, dans les eaux tropicales françaises. Cette première centrale sera exploitable, et préfigurera les centrales ETM de série qui seront déployées dans les mers intertropicales du globe.


Le développement durable est une notion récente qui désigne des actions visant à concilier le monde de l'économie, avec celui de l'écologie et celui du social. Pour vous :