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Le prince Charles milite pour une agriculture plus durable

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Le futur roi d’Angleterre a participé hier à la conférence sur l’avenir de l’alimentation à l’Université de Georgetown (Etats-Unis), y faisant un discours sur le thème de l’agriculture durable et de son avenir dans lequel il a notamment mis l’accent sur les pressions exercées outre-Atlantique par plusieurs grands groupes – Monsanto en tête – dans le domaine agricole. Il a également une nouvelle fois plaidé pour une révision complète des pratiques agricoles et des systèmes économiques actuels, « curieusement pervers » à ses yeux, en plus d’insister sur les dégâts environnementaux provoqués par l’agriculture intensive et sur le fait que le système d’aujourd’hui n’est pas favorable à ceux qui s’engagent dans l’agriculture durable.

Et l’héritier du trône de se demander si les subventions publiques accordées à l’agriculture sont réellement bien adaptées aux enjeux du moment : « pourrait-il y avoir des bénéfices si les finances publiques étaient réajustées afin que les subventions soient directement attribuées en direction des pratiques agricoles plus durables, donc moins polluantes ? »

Il n’a pas en l’occurrence pas explicitement épinglé la Politique Agricole Commune (PAC) mise en place à l’échelle de l’Union Européenne (UE), qui est toutefois principalement fondée sur des mesures de contrôle des prix et de subventionnement, concentrant ses critiques sur le système agricole américain, lequel fait depuis de longues années la courte échelle aux organismes génétiquement modifiés (OGM) et a déjà commencé à en subir les conséquences. Manifestement au fait des réserves émises par de nombreux experts sur les agrocarburants, le prince Charles a ainsi dénoncé le fait que 40 % du maïs qui pousse sur le sol américain aille directement dans les réservoirs d’essence et une consommation d’eau excessive dans le secteur de l’élevage.

Pour mettre un terme à ces dérives, il a prôné des subventions quantitativement équivalentes à celles que les autorités accordent déjà à l’agriculture traditionnelle, de sorte à se diriger vers une économie plus verte, et un soutien financier accru aux énergies renouvelables, dont le développement est indispensable pour limiter les effets de ce dérèglement climatique qui le préoccupe depuis de longues années. Le prince de Galles a également salué l’effort consenti par l’administration Obama, qui a alloué vingt-sept millions de dollars (dix-huit millions d’euros) à l’énergie solaire en février, et suggère d’en faire de même pour l’agriculture durable.  Plus largement, il réclame des changements en profondeur dans la façon dont la nourriture est produite, distribuée et consommée. Il n’est pas le seul.

 

Source: zegreenweb.com