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Primevère à Eurexpo : le salon où tout le monde il est bio

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Convivialité et attachement aux valeurs associatives et militantes en matière de produit bio attirent les exposants de ce salon-rencontres de l’alter-écologie. Le public a, quant à lui, des motivations plus diverses

« Primevère est le salon bio par excellence », explique Thierry Lahay, 50 ans, producteur de bougies naturelles et de support de bougies, présent au salon Primevère qui a ouvert ses portes hier à Eurexpo jusqu’à demain. Les 470 exposants de cette 25 e édition sont en majorité des associations, des producteurs ou des artisans bio.

Thierry Lahay précise : « L’objectif est bien sûr de vendre ses produits et de se faire connaître mais pas uniquement ». Le contact avec le client, les informer sur les produits et le privilège qui est fait aux petits producteurs d’être là, sont des motivations à sa venue. Jean Paul, 60 ans, vend de la Spiruline (une algue bleue des Andes connue pour ses qualités nutritives) et participe depuis 20 ans au rendez-vous. Petit commerçant à la fin des années quatre-vingt, son entreprise s’est beaucoup développée par la suite. Ce salon a contribué à son expansion. Actuellement, il vient, en partie, pour l’ambiance qui y règne : son côté familial, convivial, associatif et écolo. En effet, selon certains exposants, ce salon bio fait figure de modèle en la matière. Contrairement à d’autres, il n’y a pas exclusivement l’aspect commercial qui est mis en avant. Enfin, Jean-Paul en profite aussi pour assister à des débats sur l’écologie et l’environnement, que propose Primevère. Hubert Poquet, apiculteur de 56 ans, est lui implanté dans le sud de la Drôme. Il se définit comme militant écolo, une des raisons pour lesquelles il s’est déplacé jusqu’à Lyon. Les visiteurs évoquent, quant à eux, des motivations bien plus diverses. Sylvie et Colette, respectivement 48 et 74 ans, sont en quête de nouveaux produits. Sandie, 33 ans, militante écolo, se rend à ce salon tous les ans pour acheter des produits qu’elle ne trouve pas ailleurs. Au contraire, Claire-Marie, 45 ans, ne se dit pas acharnée du bio, même si elle en consomme de temps en temps. Habitant en Haute-Loire, elle aussi ne manquerait pour rien au monde cette manifestation. Et pour preuve, elle y sacrifie une partie de son budget vacances en dépensant en moyenne 300 euros. Elle définit ce moment comme « agréable et où on se fait plaisir en mangeant des produits de bonne qualité ». Malgré cette fidélité sans faille, quelques exposants ont l’impression que l’affluence au salon Primevère est en baisse. La faute à la multiplication du nombre de salons bio à Lyon, selon certains d’entre eux.

Ce week-end, trois artisans expliquent leur travail en effectuant des démonstrations. A 11 et 18 heures, Jean-Dominique Denis, tourneur sur bois professionnel, sculpte des toupies grâce à l’énergie fournie par les visiteurs qui pédalent sur le cyclo-tour. A 13 heures, c’est à Davy Aman de montrer ses talents. Il sculpte des noix de corozo (graines de palmiers) et les transforme en bijoux en ivoire végétal. C’est une alternative à l’utilisation de l’ivoire animal. Le sculpteur apprécie ce nouvel espace car il permet au public de se rendre compte du travail fourni par les artisans. « Parfois des clients pensent que ce n’est pas nous qui réalisons les objets exposés, cela leur prouve le contraire ». Enfin, à 15 heures, Céline Sciacqua, propose des démonstrations de vannerie en invitant le public à y participer.

Source: leprogres.fr