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Agriculture biologique / Un contexte favorable aux conversions

Plébiscitée par les consommateurs, la filière offre des perspectives intéressantes. Près du tiers des produits alimentaires bio consommés en France sont importés. Pour le seul secteur des fruits et légumes, il faudrait 30 000 ha supplémentaires pour satisfaire la demande d'ici 2012.
Les surfaces en bio et conversion n'atteignent enco-re que 2,1 % de la surface agricole utile française en 2009. Mais, encouragées par les politiques de développement gouvernementales de 2007 et 2010, les conversions à l'agriculture biologique sont en plein essor. Ainsi, la Bretagne compterait aujourd'hui 42 500 hectares en bio (34 000 ha certifiés et 8 500 ha en conversion), soit une augmentation de 21 % en un an et 2,5 % de la SAU régionale (source FRAB).

 

Légumes et lait en tête

 

Les produits leaders sur le marché français du bio sont les fruits et légumes frais avec 17 % des ventes, talonnés par le lait et les produits laitiers (16 %). Pour ces deux familles de produits, la Bretagne, avec les Pays de la Loire et les régions du sud de la France, se distingue par son dynamisme.
La production laitière est la principale production animale des exploitations bio suivies par les CER France Bretagne. Elle concerne près de la moitié d'entre elles. Les exploitations spécialisées en lait bio livrent en moyenne près de 290 000 litres de lait. L'objectif recherché en priorité est l'autonomie alimentaire du troupeau. La surface disponible est souvent insuffisante pour permettre de produire le quota.
Initialement concentrée sur les légumes de plein champ, la production légumière se diversifie. Elle se développe sur le segment du maraîchage avec l'engouement des consommateurs pour les paniers bio. Les structures de production sont alors de petite dimension. Les céréales concernent les trois quarts des exploitations bio, le plus souvent comme production secondaire.

 

Des résultats comparables

 

Le passage du conventionnel au bio est, le plus souvent, la résultante d'une longue réflexion sur la qualité et la valorisation de son travail. C’est aussi un challenge sur le plan technique. Une transition progressive est souhaitable, en particulier dans la gestion du système fourrager. Le système d'exploitation, une fois équilibré, doit aussi faire ses preuves sur le plan économique. En 2009, le résultat courant des exploitations bio certifiées et en conversion dépasse les 20 000 euros par UTH familiale, toutes productions confondues. Comme en conventionnel, la disparité est forte. Le quart des bios obtient moins de 10 000 euros par UTH familiale. À l'opposé, 30 % d'entre eux dépassent les 30 000 euros. De 2007 à 2009, les systèmes bios dégagent, en moyenne, les mêmes résultats que les systèmes conventionnels.
Malgré le contexte de crise économique, les filières bios sont aujourd'hui dans une conjoncture favorable, ce qui permet une certaine stabilité des revenus.
Le marché est porteur, il faut s'y placer. Mais caler l'offre à la demande ne sera pas facile. En lait, par exemple, la vague actuelle de conversion entraînera une arrivée massive de lait bio à partir de 2011. Si cette offre abondante sature le marché, une baisse de prix est à craindre. À l'inverse, ne pas répondre à la demande aurait pour conséquence d'accroître encore notre dépendance vis-à-vis de nos voisins euro-péens.

Source: paysan-breton.fr

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