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Sommet de Nagoya : douze jours pour préserver la biodiversité

La dixième conférence de l'ONU sur la diversité biologique a commencé ses travaux lundi 18 octobre à Nagoya, dans le centre du Japon, afin de trouver des solutions pour enrayer la perte des espèces animales et végétales. Elle rassemblera pendant douze jours les représentants des 193 pays ayant signé la convention sur la diversité biologique adoptée au Sommet de la Terre à Rio en 1992.

"Nous allons discuter sincèrement de l'avenir de la Terre pour trouver une solution", a déclaré le ministre japonais de l'environnement, Ryu Matsumoto, dans son discours d'ouverture. "Transmettre une Terre belle, avec une biodiversité riche, aux prochaines générations est un désir partagé partout dans le monde", a-t-il ajouté.

Les délégués vont devoir reconnaître qu'ils ont échoué jusqu'à présent à enrayer le déclin de la biodiversité, objectif qu'ils s'étaient fixé en 2002. Surexploitation des ressources, pollution, modification des habitats, espèces exotiques envahissantes, changement climatique : le taux d'extinction des espèces animales et végétales est désormais "jusqu'à mille fois plus élevé" que le taux historique connu jusqu'à ce jour, rappelle l'ONU.

Les délégués vont plancher sur trois dossiers majeurs : fixer de nouvelles échéances pour parvenir à freiner la perte de bioversité, trouver de nouvelles sources de financement pour aider les pays en développement à atteindre ce premier objectif, et enfin, boucler la négociation sur l'accès aux ressources génétiques et le partage des avantages liés à leur exploitation.

"GIEC DE LA BIODIVERSITÉ"

La signature d'un "protocole ABS" (accès et partage des avantages), dont la négociation a été lancée en 2002, sera le marqueur le plus sûr d'un succès – ou d'un échec – du rendez-vous de Nagoya. "Pour nous, il n'est pas acceptable d'aller à Nagoya et de ne pas aboutir à un protocole ABS", a averti début octobre la ministre brésilienne de l'environnement, Izabella Teixeira. Ce protocole, auquel les pays du Sud sont particulièrement attachés, pourrait conditionner les avancées sur d'autres questions.

De manière plus ou moins explicite, plusieurs pays du Sud ont lié cette négociation à celle sur la création d'un "GIEC de la biodiversité", qui permettrait, à l'image de ce qui existe dans la lutte contre le réchauffement climatique, de disposer d'un outil de mesure fiable pour éclairer les décideurs politiques.

Pour en savoir plus :

  • le site officiel de la convention de l'ONU sur la diversité biologique.

Source: LeMonde

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