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Champagne-Ardenne - La revanche du champagne bio

A Cumières (Marne), Vincent Laval cultive ses vignes, à l’ancienne et à la main. Des soins naturels et obstinés, sans pesticide, qui rendent ses vins plus fruités.

« Je ne travaille pas en bio pour avoir un label. J’ai un label parce que je travaille en bio », explique Vincent Laval, 41 ans. Au-dessus de Cumières, sur les coteaux ensoleillés de la vallée de la Marne, ce vigneron cultive 2,5 ha en AOC champagne.

Sa méthode naturelle est très ancienne. Dans le vignoble le plus célèbre au monde, elle fait des adeptes et prend de la clientèle à la viticulture mécanisée. « Regardez cette motte de terre de mes vignes. Elle est noire, pleine d’insectes comme il se doit ; elle sent bon la terre, elle vit quoi ! », affirme le viticulteur. « Et regardez celle-ci, insiste-il en pénétrant sur un arpent voisin. Sa terre est jaune, aucun insecte ne l’habite. »

Les racines de la vigne bio de Vincent Laval ont pénétré verticalement dans le sol meuble, pompant les oligo-éléments à deux mètres de profondeur. Les racines de sa voisine se sont étalées horizontalement sous quelques centimètres d’une terre tassée et essorée par les épandages agressifs.

Soixante domaines en bio

« Mon père n’a jamais voulu utilisé des pesticides. Ils s’étaient renseigné sur leur toxicité », raconte le viticulteur. Vincent Laval a hérité des méthodes paternelles : désherbage manuel, recours à une solution soufrée contre l’oïdium, utilisation de la bouillie bordelaise contre le mildiou…

« Cela demande beaucoup de main-d’œuvre », avoue Vincent Laval qui, pour plus d’efficacité, est obligé de traiter selon ses vues, en accord avec leurs propriétaires, les rangs des parcelles bordant les siennes.

Ses vins vieillissent dans du chêne et ses bouteilles (70.000 par an) sont remuées à la main. « Et on se rend vite compte que les vins ont beaucoup plus de personnalité. Les vignerons de la vallée savent bien que c’est meilleur» Le prix du brut est plus cher (40 €), mais les clients en redemandent. Et selon l’Association interprofessionnelle des vins de l’agriculture biologique de Champagne (AIVABC), soixante domaines champenois (230 ha) pratiquent déjà la viticulture biologique.

Source: FranceSoir.fr

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