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Energie - Les grandes ambitions du plan solaire tunisien

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Les acquis de la Tunisie dans le domaine du solaire ont été détaillés le jour de l’ouverture de la Conférence internationale sur le plan solaire tunisien par Afif Chelbi, ministre de l’Industrie et de la Technologie. Il s’agit notamment de ses capacités en termes de fabrication de chauffe-eau solaires avec huit entreprises ayant un taux d’intégration qui atteint 80% et 33 entreprises d’installation des panneaux photovoltaïques.

La Conférence internationale sur le Plan solaire tunisien (PST) s’est clôturée le 30 octobre dernier à Tunis après deux jours de travaux. Organisée par le ministère de l’Industrie et de la Technologie, elle a vu la participation de plusieurs ministres et hauts responsables tunisiens mais aussi d’experts et de dirigeants de firmes et d’organismes énergétiques étrangers, notamment des pays du pourtour de la Méditerranée (France, Italie, Espagne, Egypte), ainsi que de représentants de la Fondation Destertec.

Dans une tribune parue le jour de l’ouverture de la conférence sur le site d’information économique Web Manager Center (WMC), Afif Chelbi, ministre tunisien de l’Industrie et de la Technologie, a fixé au Plan solaire tunisien « un double objectif très ambitieux à l’horizon 2030 : 40% d’économie d’énergie et 40% d’énergies renouvelables ». Le PST sera conduit en trois phases, explique M. Chelbi dans cette contribution. « Aussi ambitieuse » que le plan dans son ensemble, la première d’entre elles « se compose de 40 projets, dont le coût est estimé à 4 milliards de dinars (2 milliards d'euros), dont 70% seront réalisés par le secteur privé, et ayant trait à l'énergie solaire et éolienne, à l'efficacité énergétique et à l'interconnexion électrique ». L’objectif est d’atteindre en 2016, le taux de 24% d’économie d’énergie (3 millions de tonnes équivalent pétrole, tep) et 1.000 MW d’énergies renouvelables (16% de la capacité installée d’ici les cinq prochaines années). Pour le ministre tunisien, le PST aurait été inconcevable sans les réalisations de son pays dans le domaine énergétique en général (une électrification, avec un taux presque plein de 99%) et, surtout, dans le domaine des énergies renouvelables, grâce à la filiale spécialisée de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) qui doit « superviser la réalisation des 1.000 MW de renouvelables dans les cinq prochaines années ».

L’action de l’Agence tunisienne pour la maîtrise de l’énergie

M. Chelbi n’a pas manqué de louer les performances de l’Agence tunisienne pour la maîtrise de l’énergie (ATME), créée il y a deux décennies et dont le travail s’est traduit, précise-t-il, par « une baisse de l’intensité énergétique de 420 tep/1 million de dinars de PIB en 1990 à 309 tep en 2009, soit une économie d’énergie de 1,1 Mtep (million de tep) en 2009 représentant 12% de la demande ».  Beaucoup d’entreprises industrielles locales, souligne encore le ministre,  ont lancé des programmes qui leur ont permis de faire des économies parfois de 30% de leur consommation. Leur engagement, se félicite-t-il, rend réaliste l’objectif de division par deux, en 2030, du chiffre d’intensité énergétique enregistré en 1990, autrement dit de l’abaisser à 200 tep (avec un objectif intermédiaire de 268 tep en 2016). M. Chelbi s’est également étendu dans sa tribune sur les « atouts  industriels » de la Tunisie en matière d’énergies renouvelables. Il s’agit notamment de ses capacités en termes de fabrication de chauffe-eau solaires, avec huit entreprises ayant un taux d’intégration qui atteint 80%, quelque 1.000 installateurs spécialisées et 33 entreprises d’installation des panneaux photovoltaïques.  Les atouts tunisiens, à l’en croire, sont également substantiels en ce qui concerne l’énergie éolienne, le taux d’intégration des équipements fabriqués par les entreprises locales et destinés à la construction des parcs éoliens n’étant pas négligeable. Ces entreprises, affirme-t-il, sont actuellement engagées dans la réalisation d’un parc éolien de 200 MW à Bizerte (Nord-est), avec un taux d’intégration qui atteint 43%.

 Source: maghrebemergent.info