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Energie - La Bretagne mise sur l’hydrolien

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Pionnière dans l’utilisation des courants marins pour produire d’énergie, la Bretagne veut désormais passer à la vitesse supérieure.

A l’été 2012, EDF installera quatre hydroliennes de 21 m de haut au fond de la mer, près de l’île de Bréhat dans les Côtes-d’Armor. En transformant l’énergie des courants sous-marins en courant électrique, ce champ pourrait couvrir les besoins en électricité de 2.000 foyers. Des prototypes d’hydroliennes sont déjà à l’essai dans plusieurs endroits du globe, mais ceux-ci sont plus petits et ne forment pas un champ à dimension industrielle comme ce sera le cas pour le site de Bréhat.

La Bretagne s’était déjà révélée capable d’être pionnière de l’énergie tirée des courants en inaugurant en 1966 la première usine marémotrice du monde, à l’embouchure de la Rance en Ille-et-Vilaine. Six ans de travaux et de grosses innovations technologiques avaient alors été nécessaires pour réussir à transformer la force des marées en électricité. Aujourd’hui, le barrage fournit toujours près de 45 % de l’électricité produite dans la région, et reste une référence internationale pour les constructeurs d’usines marémotrices.

Une nouvelle filière technologique

Si la Bretagne peut réaliser de tels exploits, c’est parce qu’elle représente, avec la Normandie, 25 % du potentiel européen en termes d’hydrolien. La région dispose aussi de forts atouts en matière de recherche, grâce à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) et la future plate-forme pour les énergies marines, tous deux installés à Brest. A quoi s’ajoutera bientôt un centre d’essai pour hydroliennes près du parc d’EDF, au large de Bréhat.

Pourtant, la région est en retard par rapport à la Grande-Bretagne. Elle avait déjà manqué le coche de l’éolien maritime, dépassée en cela par l’Allemagne, malgré le grand potentiel des vents marins bretons. C’est pourquoi elle se mobilise pour faire partie des leaders mondiaux sur les hydroliennes. Car cela lui permettrait de développer une nouvelle filière technologique et contribuerait à réduire la fragilité électrique de la région qui ne produit que 8 % de l’électricité qu’elle consomme.

Source: FranceSoir.fr