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La Rochelle au cœur des technologies vertes
Depuis les années 70, la ville s'impose en matière d'écologie urbaine. Aujourd'hui, des entrepreneurs rochelais imaginent le nautisme durable. Ils veulent fabriquer des bateaux recyclables et propres.
Aller à La Rochelle sans entendre parler de développement durable, c'est un peu comme se rendre à Las Vegas sans voir une machine à sous ! La ville est pionnière en matière d'écologie urbaine. Dès 1973, elle a organisé la récupération de ses déchets. Deux ans plus tard, elle a créé le premier secteur piétonnier de France. En 1976, elle a imaginé les vélos en libre service...

Dix ans plus tard, les voitures électriques sont entrées dans la ville et 50 d'entre elles ont été mises à la disposition des particuliers en autopartage. Certaines fonctionnent encore aujourd'hui.

Enfin, en avril dernier, La Rochelle a investi dans deux nouveaux navires électrosolaires. Ces « bus de mer » sont les premiers navires de transport de passagers à propulsion électro solaire de grande capacité et pouvant naviguer en mer. Ils assurent la liaison entre le Vieux-Port et le quartier des Minimes. Pas très beaux, ces catamarans ont le toit couvert de panneaux photovoltaïques qui assurent 25 % de l'énergie consommée. Leurs batteries sont rechargées la nuit pour une complète autonomie toute la journée.

L'investissement a été très lourd : 1,8 million d'euros. Mais les bateaux électrosolaires devraient s'amortir en huit ans. «Leur coût de fonctionnement est très faible, 7 euros par jour et par bateau, contre 190 euros pour des navires classiques», assure leur concepteur et inventeur, Philippe Pallu de La Barrière, qui se définit comme un entrepreneur de l'écologie pragmatique.

Toutes ces initiatives coûtent cher à la ville. Des habitants s'inquiètent de l'endettement de La Rochelle et de la hausse des impôts locaux cette année. Pour le maire et son équipe, il n'y a guère d'autres choix face aux menaces environnementales. Et la politique de la ville aurait un effet vertueux sur les initiatives privées.

Il est vrai que l'agglomération devient un spot de technologies vertes, notamment en matière de nautisme. Par exemple, le skipper malheureux du dernier Vendée Globe, Yannick Bestaven, croit dur comme fer en son hydrogénérateur. «Mieux que l'éolien ou le solaire, c'est l'appareil le plus efficace sur un bateau pour faire de l'électricité», explique-t-il. Le principe en est simple : une hélice qu'on plonge dans l'eau, couplée à un alternateur pour produire de l'électricité. Plus le bateau avance vite, plus l'hydrogénérateur produit de l'énergie.

Des skippers professionnels comme Roland Jourdain ou Marc Guillemot l'ont déjà adopté, mais Yannick Bestaven et son équipe travaillent à une version grand public. «A partir de sept nœuds, notre hydrogénérateur peut produire toute l'électricité qui est nécessaire au bon fonctionnement du bateau», affirme-t-il.

François Lenoir, propriétaire de la société 2win, travaille pour sa part sur un petit bateau dont la coque serait entièrement recyclable. Ces nouveaux bateaux seront construits en Twintex, un composite entièrement recy clable élaboré par Saint-Gobain Vetrotex.

Du côté de la nouvelle glisse, la réflexion avance aussi. «Nous utilisons des produits extrêmement polluants et produisons énormément de déchets particulièrement toxiques pour la fabrication de nos planches», déclare sans ambages Renaud Cardinal, fondateur de UWL Surfboards. Pendant plusieurs années, il a travaillé au développement de planches de surf plus écologiques. UWL a mis au point un procédé de stratification de planches en fibres de lin, avec une accélé ration du séchage aux rayons UV. L'entreprise a décroché un prix de l'innovation pour cette réalisation. Ce n'est pas tous les jours qu'on imagine le premier « bioboard ».

 Source: Le Monde


Ferroutage : Accord entre la France et l’Italie

Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d’Etat chargé des Transports et Altero MATTEOLI, Ministre italien des Infrastructures et des Transports, ont signé vendredi 9 octobre, en marge du conseil des ministres des transports de l’Union européenne à Luxembourg, un accord sur le futur service de ferroutage entre la France et l’Italie.
Plus de 100 000 poids lourds ont été transportés, depuis 2003, par le service expérimental d’autoroute ferroviaire alpine, opéré par une filiale commune entre SNCF et Trenitalia, avec quatre aller-retours quotidiens.
Les Etats ont affirmé leur volonté de développer cette autoroute ferroviaire par une concession de service public. La consultation internationale lancée dans les prochains jours permettra de désigner le futur opérateur.
L’objectif est de transférer 100 000 poids lourds par an sur la future autoroute ferroviaire et de diminuer ainsi le trafic routier dans les vallées alpines. Le service devrait être étendu avec la création d’un nouveau terminal en région lyonnaise.
Le lancement de la consultation, autorisé par cet accord, concrétise l’un des engagements du Gouvernement pour le fret ferroviaire annoncés par Jean-Louis BORLOO et Dominique BUSSEREAU le 16 septembre 2009.
Cet accord s’inscrit dans la stratégie globale des deux Gouvernements de développer dès à présent le report modal sur la ligne existante afin de préparer, tout au long des quinze prochaines années, la mise en service et la montée en puissance de la nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin.

Source: .laboussole74.