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Lâcher de moustiques génétiquement modifiés contre la dengue

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La Malaisie pourrait bien être le premier pays d'Asie à se servir de moustiques génétiquement modifiés pour lutter contre la recrudescence de la dengue, une fièvre qui a déjà tué 117 personnes depuis le mois de janvier, ont déclaré lundi les Autorités gouvernementales.

Le programme malaisien fait appel à des moustiques mâles génétiquement modifiés lâchés dans la nature qui, en s'accouplant avec des femelles, donnent naissance à des moustiques dont l'espérance de vie est plus courte, ce qui devrait réduire la population totale. Les scientifiques malaisiens se montrent optimistes après les premiers essais cliniques.

"C'est un projet pilote et avec un peu de chance, ça marchera", a déclaré le premier ministre Najib Razak à la presse, en marge d'une conférence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui se tenait en Malaisie.

La dengue qui se transmet par le moustique Aedes aegypti est fréquente en Asie et en Amérique latine. Les symptômes comprennent de la fièvre, des douleurs articulaires et des nausées. Dans certains cas, elle peut entraîner une hémorragie interne, une hypertrophie du foie, un arrêt circulatoire, voire la mort. Il n'existe pour l'heure ni traitement spécifique connu, ni vaccin.

Les vives recommandations faites aux Malaisiens de nettoyer les quartiers et de détruire les sources d'eau stagnante, un bouillon de culture pour les moustiques, ont été un échec, et "des solutions innovantes" sont nécessaires pour combattre la dengue, a estimé Najib Razak.

En Malaisie, entre janvier et le début octobre, 117 personnes sont mortes des suites de la dengue, soit 65% de plus que l'an dernier, selon les statistiques du ministère de la Santé. Au total, le nombre d'infections a augmenté de 17% depuis l'an dernier pour atteindre plus de 37.000 cas.

Les autorités malaisiennes prévoient de lâcher 2.000 à 3.000 moustiques génétiquement modifiés dans deux zones, a déclaré Lim Chua Leng, un fonctionnaire du ministère de la Santé. Le programme, qui doit d'abord recevoir le feu vert du gouvernement, serait le premier de ce type.

Tout en se réjouissant des efforts faits par la Malaisie pour endiguer l'épidémie de dengue, Shin Young-soo, directeur de la région de l'Ouest du Pacifique au sein de l'OMS, aurait toutefois averti des précautions à prendre lors de l'introduction d'une nouvelle espèce dans l'environnement. Certains spécialistes de l'environnement estiment que la libération de tels moustiques pourrait avoir des conséquences insoupçonnées.

Source: http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5h19Ssp4aEHg1Auuf5F48dY7kPGaw?docId=4806157