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Les Kényans craquent pour le solaire en kit

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Traversée d’une Afrique bientôt électrique. Face à la pénurie et aux coupures d’électricité incessantes, 14 % des Kényans se sont tournés vers le photovoltaïque « hors réseau ».

Chaque soir, quand le soleil se couche sur Nairobi, le bidonville de Kangemi s’illumine. Le ciel violet laisse place au sodium orangé de l’éclairage public, au bleu des lampes anti-moustiques, au jaune pâle d’une flamme de kérosène, au blanc tungstène des ampoules à incandescence et, désormais, à l’éclat moins aveuglant du solaire.

La rue est moite, agitée. Les enfants jouent au football contre les murs. Les travailleurs rentrent à la maison et les commerçants en profitent pour ouvrir leurs échoppes, déployer leurs étals. Quartiers de bœuf, légumes luisants, beignets humides ou poissons capitaine. Comme ceux que Scholastica Tienow retourne et fend de son couteau. Le geste est plus précis depuis que les vapeurs de sa lampe à pétrole ne l’étourdissent plus.

Pas d’électricité courante la journée

Il y a quatre mois, pour la remplacer, la poissonnière a acheté un kit solaire à l’entreprise américano-kényane M-Kopa. Cette version basique du kit comprend un panneau photovoltaïque, une batterie de 8 W, deux ampoules, une radio, un chargeur de téléphone et une torche. Elle utilise cette dernière pour éclairer son étal d’une lumière claire et désormais inoffensive. C’est la marchande de tomates, de l’autre côté de la rue, qui lui a mis la puce à l’oreille. « J’ai vu qu’elle n’utilisait plus sa lampe tempête mais avait une torche électrique, raconte Scholastica. Elle m’a dit qu’elle s’éclairait avec le soleil. » Quelques jours plus tard, elle aussi installait un panneau photovoltaïque non loin de son étal, sur le toit de sa maison, où elle nous reçoit aujourd’hui dans un salon rempli d’enfants qu’éclairent les ampoules du kit.

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Source: http://www.lemonde.fr