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Transports ferroviaires : La bataille du rail est lancée à Berlin

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Au salon international InnoTrans, qui se tient à Berlin du 21 au 24 septembre, les constructeurs ferroviaires ont dévoilé leurs dernières nouveautés. Dédié aux innovations, l’événement a donné un coup de projecteur sur ce type de transport clé dans la lutte contre les émissions de CO2 et le réchauffement climatique. Valérie Létard s’est déplacée pour l’occasion afin de resserrer les liens avec l’Allemagne sur ce marché d’avenir.
« Face à la concurrence des pays émergents, le secteur ferroviaire européen possède tous les atouts pour réussir », a lancé Valérie Létard, secrétaire d’État au développement durable, venue appuyer le Pavillon français au salon InnoTrans à Berlin. L’enjeu est considérable dans un marché qui se chiffre en milliards de dollars, en plein développement à l’heure du développement durable et de la lutte contre les émissions de CO2. Le paquet climat énergie adopté par l’Union européenne en 2008 doit entraîner, dans l’hexagone, « la création de 2000 km de lignes à grande vitesse d’ici 2020 et la définition d’un programme supplémentaire de 2 500 km », a rappelé la secrétaire d’État. Les mesures du Grenelle de l’environnement ont également fixé comme objectif d’ici 2012, « d’augmenter de 25 % la part du fret non routier et non aérien, ce qui passe par les autoroutes ferroviaires et le plan fret ferroviaire » et projettent aussi de faire passer en 15 ans de 330 à 1 800 le nombre de kilomètres de lignes de transports collectifs en site propre.

Une coopération franco-allemande

Devant l’enjeu, Français et Allemands ont décidé de resserrer les liens et de jouer la synergie. Objectif à court terme : constituer un groupe de haut niveau destiné à promouvoir une véritable coopération ferroviaire.Valérie Létard a annoncé que cette démarche, lancée par Jean-Louis Borloo lors de sa visite à Berlin le 31 août dernier, et par Peter Ramsauer, ministre fédéral des transports, était désormais soutenue par les différents acteurs du ferroviaire. « De fait, l’industrie ferroviaire est une industrie où la France et l’Allemagne sont en concurrence car elles se situent l’une et l’autre aux tout premiers rangs mondiaux. Et en même temps, nous nous apercevons que face à la montée des pays émergents, la seule solution réside dans la coopération franco-allemande et dans l’intégration européenne », a commenté à Berlin la secrétaire d’État au développement durable.

Une course à l’innovation

En perspective : la mise en place d’un espace ferroviaire européen intégré tant du point de vue technique que juridique, dont le premier pas concret a été réalisé en janvier 2010 avec l’ouverture à la concurrence des lignes internationales au sein l’UE. Pour continuer à avancer, « il nous faut une coopération accrue entre les industriels européens sur les marchés à l’export », a ajouté Valérie Létard, également présidente de Valenciennes métropole, communauté d’agglomération de 250 000 habitants qui a sur son territoire des constructeurs de rang mondial tels qu’Alsthom et Bombardier. La secrétaire d’État compte bien placé sa ville en bonne position dans la course qui s’est engagée : Valenciennes, qui bénéficie déjà d’un pôle de compétitivité dans le domaine ferroviaire avec I-trans, serait « en relation étroite avec le Commissariat général à l’investissement présidé par M. Ricol pour obtenir des aides au titre du Grand emprunt sur deux projets majeurs : un institut de recherche en transport ferroviaire et une boucle d’essais ferroviaires ».